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NIKOS KAZANTZAKI

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A l'affiche !!!

L'année 2017 commémore le 60e anniversaire de la mort de Nikos Kazantzaki :
 le ministère Grec de la Culture a  déclaré officiellement l'année 2017 comme 
"Année Nikos Kazantzaki"

Un colloque et un récital se tiendront à Paris les 2 et 3 décembre
 Consultez l'affiche et le programme


PETITE LECTURE DU MOIS :

Pour donner envie de relire Zorba, voici deux traductions d'un extrait, dont la nouvelle, celle de 2015 !

 


  
    Je m'habillai et allai marcher le long du rivage. J'avançai à pas rapides, aussi gai que si je venais d'échapper à un danger ou à un péché quelconque. Mon désir matinal d'épier l'avenir pour le découvrir alors qu'il n'était pas encore né m'apparut soudain sacrilège.
   Je me souvins d'un matin où j'avais trouvé un cocon dans un pin, au moment où son écorce se fendait et où le papillon s'apprêtait à sortir. J'attendais, j'attendais, mais il tardait, et j'étais pressé. Je me penchai alors sur lui et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais avec impatience et le miracle commença à se produire sous mes yeux, à un rythme plus rapide que celui de la nature. L'écorce s'ouvrit entièrement, le papillon apparut. Mais je n'oublierai jamais l'effroi qui me saisit à cet instant : ses ailes fripées restaient collées, son petit corps tremblant luttait pour les déployer, mais n'y parvenait pas. Je m'efforçais de l'aider en lui soufflant dessus. En pure perte. Il avait besoin d'une maturation et d'une ouverture patientes au soleil, et il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer avant l'heure, ridé, prématuré. Sorti avant terme, il s'agita désespérément et mourut peu après au creux de ma main.
   Je crois que le cadavre duveteux de ce papillon est le poids le plus lourd que j'ai sur la conscience. J'ai profondément compris cela aujourd'hui : c'est un péché mortel de forcer les lois éternelles ; on a le devoir de suivre avec confiance le rythme pérenne de la nature.

Nikos KAZANTZAKI, Alexis Zorba, traduit du grec par René Bouchet, Editions Cambourakis, 2015, pp. 162-163.

 

   Je m'habillai et pris le bord de l'eau. Je marchais vite et j'étais joyeux, comme si j'avais échappé à un danger ou à un péché. Mon désir indiscret d'espionner et de saisir l'avenir avant qu'il soit né m'apparut brusquement comme un sacrilège. 
   Je me souvins d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait trop, et moi j'étais pressé. Enervé, je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se dérouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamais l'horreur que j'éprouvai alors : ses ailes n'étaient pas encore écloses et de tout son petit corps tremblant il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil ; maintenant il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main.
   Ce petit cadavre, je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je le comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer les grandes lois. Nous devons ne pas nous presser, ne pas nous impatienter, suivre avec confiance le rythme éternel.

Nikos KAZANTZAKI, Alexis Zorba, traduit du grec par Yvonne Gauthier avec la collaboration de Gisèle Prassinos et Pierre Fridas, Plon, Presses Pocket, 1981, p. 141.

 

J
 
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